L’effet d’une soirée d’entrepreneures | Chronique d’une Sans Emploi Fixe |42

Montant l’escalier qui mène à la bibliothèque du musée, je repense à hier soir. Une soirée d’entrepreneures en petit comité. Un moment génial et magique entre quatre femmes indépendantes et pleines d’énergie. Et vous savez quoi ? Ces quelques heures de partages m’ont particulièrement nourrie.

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Idem petit fantôme.

Il y a des choses que je ne comprends pas…

En fait, je devrais peut-être toujours commencer par cette phrase tant les choses sans explications sont nombreuses.

Après, peut-être que la vie est une réflexion permanente, nous empêchant ainsi de ne jamais croire en une vérité absolue, et pratiquant ainsi une remise en question régulière…

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Elle vit ses rêves !

Yasmina est une maman et une femme indépendante qui a une belle énergie… et des histoires de vie qui peuvent en inspirer plus d’un ! Je l’admire pour sa sagesse et sa philosophie. Découvrez ses rêves et sa façon de les réaliser !

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Stress, doutes, hauts et bas. Après les études, sachez que c’est la même chose !

Vous êtes encore aux études et vous avez hâtes de finir et de passer à autres choses ? Imaginez-vous votre vie remplie par votre chez-vous, votre boulot, votre partenaire de vie et c’est tout ? Pensez-vous que le stress, les doutes, les hauts et les bas que l’on traverse tous lors des études s’arrêtent avec les études ? Vous ne pourriez pas vous tromper davantage !

Croyez-moi, je sais de quoi je parle. Cela fait maintenant 3 ans que je suis diplômée. J’ai rêvé de ces moments où j’aurais le temps de me lever tôt et de bonne humeur pour prendre un petit déjeuner consistant avant d’aller au bureau avec, dans mon sac, le dîner que j’ai préparé la veille. J’ai imaginé des bureaux tous remplis au début, pleins de gens de tous âges. J’ai imaginé qu’après le boulot, j’aurais toujours du temps pour faire du sport, voir mes amis, vaquer à mes occupations favorites.

Sauf que ça ne s’est pas passé comme ça. D’abord, trouver du boulot n’est pas si simple de nos jours (peu de budget ou de formateur, beaucoup d’expérience requise, etc.). Ensuite, Avoir son petit chez-soi, sa routine de sport/méditation et ajouter des hobbies… c’est aussi facile à faire que pendant les études, c’est-à-dire que vous aurez toujours des moments où le boulot passera avant le reste, que les amis auront déserté la région de votre (lointaine) habitation familiale et/ou que vous serez probablement trop fauchés pour payer des sorties et hobbies… Donc prévoyez déjà d’être imaginatif !

Une petite série en illustration ? Friends. D’ailleurs, le générique commence littéralement par « Tu vois, personne ne t’a dit que la vie serait comme ça… »

See no one told you life was going to be this way…!

~ Friends

No one told you life was going to be this way

La différence entre les études et le travail ?

Vous vous dites peut-être : « Plus de tests, plus de travaux à remettre, plus de deadlines après les études ! » ? Faux !
Je ne parle pas nécessairement de tous les jobs. Il faut bien se dire que je ne suis qu’un humain et que je ne peux imaginer toutes les situations possibles pour tous les jobs. Mais, d’après mon expérience et mes conversations variées, voici ce que j’ai remarqué : il y aura toujours des tests, toujours des documents à remettre, toujours des choses à faire avant une certaine date, toujours du rush, toujours du stress, toujours du challenge, toujours des choses à apprendre… et souvent par soi-même !


Si vous êtes chanceux et/ou que vous avez choisi un secteur professionnel qui correspond à ce que la société en général considère comme « utile » (banques, informatique, etc.), il est très probable que vous soyez une des rares personnes qui aient droit à un superviseur, manager, mentor. Peut-être ne l’aimez-vous pas. Peut-être est-ce une personne condescendante et arrogante. Peut-être n’est-il/elle jamais content(e) de votre travail… MAIS, au moins, vous ne devez pas apprendre toute une série de choses tout seul. Petite parenthèse pour ceux qui pourraient déjà savoir ce que leur superviseur veut leur faire faire : je compatis (et n’hésitez pas à partager vos histoires en commentaires !).

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Bref, la vie après les études, ce n’est pas si marrant…

Si vous n’avez pas aimé vos études, je n’ose même pas imaginer vos émotions concernant votre job.


Tout dépend du point de vue, c’est sûr. Après tout, qu’est-ce qui est fun à se lancer dans la vie active ?

  • On gagne notre propre argent de poche (et on le dépense comme on le souhaite).
  • On a de bonnes raisons de se bouger : le loyer, ça ne se paye pas en faisant des yeux doux à quelqu’un.
  • On peut enfin être quelqu’un d’important à nos propres yeux.
  • Ce qu’on apprend est mis en pratique et généralement utilisé régulièrement, donc on est vite rôdé.

Voici une chanson de Paramore pour aller avec cette liste : https://www.youtube.com/watch?v=EFEmTsfFL5A.

Ain’t it fun living in the real world?!

~ Paramore

Soyons clairs, je ne dis pas ça pour vous déprimer… juste pour casser vos illusions. La pression sociale du style études –> boulot –> maison, c’est un schéma trop simpliste qui ne souligne ni l’importance de bien se préparer, ni l’importance de faire de bons choix, sans parler des nuances incroyables qu’il peut y avoir selon que vous êtes une personne chanceuse ou pas.

Donc, honnêtement, avoir un job après les études c’est génial. L’être humain a besoin de se sentir utile et défié. Si ce n’est pas le cas pour vous, c’est que vous avez besoin de sortir de votre bulle de pourri-gâté (je rigole !).
Confessions :

La situation économique actuelle est tellement réduite aux métiers « utiles » à la société, que trouver un job spécifique n’est pas facile. Personnellement, je me suis spécialisée en anthropologie pour me démarquer de mes camarades de classe archéologues… Sauf que quand personne ne voit l’intérêt d’embaucher quelqu’un à temps plein pour remplir votre rôle, vous pouvez être qualifié autant que vous voulez, le poste n’est pas ouvert, il n’est pas ouvert.

Alors, qu’ai-je fait dans cette situation ? J’ai appris à apprivoiser mes peurs et mes doutes. J’ai appris à me focaliser sur ma motivation et ce que je veux vraiment. Mon petit côté fainéante me fait parfois douter sur ma volonté d’obtenir un job à temps plein, je reste humaine. Pour l’apprivoiser, je me suis lancée en consultante freelance et j’ai proposé mes services à quelques archéologues. Évidemment, le tout est de parvenir à être présent au bon moment ! Quand l’opportunité s’est présentée, j’ai pu leur montrer qu’il était intéressant de me connaître et de me payer. Maintenant, j’ai au moins deux archéologues sur quelques dizaines qui savent ce que je vaux et font appel à moi régulièrement.


Mais entre ces missions, que faire pour garder la motivation ? Écrire des articles et faire des sites web, ça n’a pas l’air de toucher un large public… mais ça a le mérite de m’entraîner à comprendre, créer et bien gérer des sites web et réseaux sociaux. Bien entendu, petite tête bleue fait encore des erreurs. Et, comme toujours, sans mentor, on ne sait pas toujours s’améliorer rapidement. C’est lorsque l’on se rend compte qu‘on n’est pas seuls, qu’il y a d’autres personnes qui sont passées par là et qui partagent leur expérience, que l’on se sent mieux. Je me suis mise à lire des tonnes d’articles en anglais et en français sur les meilleures façons de s’améliorer, se rendre plus performant et productif, éviter la procrastination et les coups de mous et surtout se lancer dans ce que l’on souhaite vraiment.

Le résultat est que je me suis rendue compte que j’adore aider les autres et que j’adore écrire. Les sites web et réseaux sociaux sont ma plaine de jeux. Illustrator, Photoshop, Indesign et Canva sont mes amis. En me rendant compte que tout le monde n’était pas comme ça, je me suis mise à proposer des services de marketing en ligne et de création de site web afin d’aider les gens à s’en sortir. Comme tout, cela prend du temps. Il y a des hauts et des bas. Il y a toujours des gens motivés qui perdent motivation et laissent tomber ce que vous leur proposer. Il y a toujours des gens qui ne communiquent pas et ne savent même pas exactement profondément ce qu’ils veulent. Le tout est d’apprendre à garder le contact avec les gens et se montrer présent quand ils en ont besoin.


Conseils : lancement de carrière 

En fait, avec le recul, on apprend à savoir ce qui est important dans la vie et on se lance quand on se sent prêt. C’est ça la clé pour avancer après les études.

Mais il ne faut pas nier pour autant ce qui s’est passé dans vos études. Tous les événements ont constitué un entraînement pour vous. Ils vous ont préparé à survivre et bien gérer le stress quotidien, le rush, les deadlines annuelles, etc.

Gardez seulement ceci en tête : si vous pensez que vous pouvez parvenir à vos fins, branchez vous seulement sur ce canal-là. Vous connaissez les doutes, ils ne sont pas sympas, ils existent, c’est normal mais vous n’avez pas besoin de les écouter.

En bref :

  • Entourez-vous de gens motivés.
  • Lisez des articles et regardez des films inspirants.
  • Définissez vos qualités et vos défauts. Trouvez des parades pour gérer les bas et remonter le plus facilement.
  • Profitez de vos études pour vous entraîner. Apprenez à avancer selon vos capacités et vos atouts.
  • Développez autant que possible vos compétences et dons. TOUT pourra vous servir pour avancer vers vos buts, not. au niveau carrière.
  • Rappelez-vous que vous avez des besoins et que vous irez toujours plus loin en les prenant en compte. Prenez soin de vous.

 

Pourquoi voyager seul(e) est important ?

Il y a quelques temps je me suis remémoré de bons (et moins bons xD) souvenirs de voyages pour expliquer à Hostelworld sur Twitter comment voyager seule a changé ma vie.
Plusieurs de mes amis m’ont confié ne pas être à l’aise avec l’idée de voyager seul(e). Souvent, ils cherchent quelqu’un avec qui faire ces voyages dont ils rêvent. J’en profite donc pour partager mes expériences et tenter de montrer que voyager seul(e) est une opportunité rare de la vie qu’il faut saisir sans attendre, surtout lorsque l’on ne se connaît pas très bien.

Pourquoi est-il bon de se perdre ?

Pour mieux vous connaître !

Il y a plusieurs façons de réagir quand on se perd :

  • Paniquer, laisser place au désespoir. C’est une réaction humaine simple qui arrive surtout les premières fois où l’on se retrouve seul(e) et perdu(e).
  • Demander son chemin à un passant, si on ose… l’ego et la fierté peuvent être gênants pour ça.
  • Continuer à se balader en espérant que son instinct va trouver une solution.
  • Essayer d’identifier une direction suffisamment peuplée et trouver éventuellement des panneaux de signalisation qui vous disent quelque chose. Cette stratégie peut vous amener à suivre des gens, en espérant qu’ils ne rentrent pas chez eux et qu’ils ne vous remarqueront pas. Cela peut vous mener à vous éloigner de votre but, mais pas toujours.
  • etc.

Personnellement, j’ai tendance à mélanger les stratégies « instinct » et « réflexion d’après les gens que je croise ». Je finis toujours par retrouver mon chemin. 

Voyager solo m’a fait réaliser à quel point je n’aime pas demander de l’aide à n’importe qui, surtout tant que je crois que je peux gérer moi-même. C’est un trait de ma personnalité que je sais mettre entre parenthèses si nécessaire depuis que je me suis rendue compte que je fonctionnais comme ça.

Et vous, que faites-vous quand vous vous perdez ?

Se perdre est quasi inévitable en voyage, ne fut-ce que pour quelques brefs instants. Si vous ne vous êtes jamais perdu(e)s, vous êtes probablement passés à côté de quelque chose ! Cette étape est importante car :

  • elle défie votre égo, 
  • vous sort de votre zone de confort et
  • vous pousse à prendre des mesures pour vous rassurer.

Quelle est VOTRE façon de gérer les « situations-problèmes » ?

À force de devoir résoudre des situations vous-mêmes, vous êtes sûrs d’en apprendre plus sur vous, vous améliorez et prendre peu à peu confiance en vous.


Apprendre à oser

Lors de tous vos voyages, même accompagnés, vous vous retrouvez à devoir oser plus qu’au quotidien.

Oser
, c’est faire preuve d’adaptabilité et se permettre de résoudre des problèmes ou des questions parfois plus vite que d’accoutumée. 

En plus, oser, c’est comme se perdre : au final, vous pouvez découvrir des endroits insolites, pittoresques et inconnus. Vous pouvez prendre conscience de ce qui existe en dehors de votre zone de confort (hébergement, activités habitudelles, etc.) et résoudre des « mystères ».


Apprendre à mieux se connaître en solo

Voyager n’est pas toujours reposant. C’est même stressant d’une certaine façon : être à l’heure pour prendre l’avion ou le train, passer la sécurité, trouver quelque chose à manger à l’heure où les restaurants ou magasins sont ouverts, trouver son hôtel, s’y retrouver dans les transports en commun ou trouver un moyen d’expliquer où on veut aller à un conducteur de taxi…

Ces petits stress ne sont pas très différents de ceux que nous expérimentons au quotidien…! Pourtant, ils en effrayent plus d’un. Et cela effraye d’autant plus quand on est seul(e)… Pourquoi ? Bien souvent, les personnes qui n’aiment pas voyager seules ont déjà du mal à rester seules dans leur vie.

D’après mon expérience, apprendre à vivre avec soi est hyper important, avant de construire quoique ce soit. Les voyages en solo peuvent fournir de grandes opportunités pour apprendre à mieux se connaître.

Une des clés dans cet apprentissage de vous-même est d’être particulièrement gentil avec vous-même ! Vous êtes coincés dans le voyage de la vie avec vous-même, il n’y a aucune raison de vous punir et vous torturer pour des choses que vous ne faites pas bien durant toute cette vie. Si vous voyez ce que vous faites mal, c’est déjà très bien. Profitez-en pour aller de l’avant. Si vous savez changer les choses qui vous font vous critiquez, changez-les. Si vous ne savez pas les changer, acceptez-les. Et aller de l’avant.

C’est la même chose pour les voyages. Chacun de vos actes peut être une bénédiction qui va vous dire « cool, tu gères » ou « mais qu’est-ce que tu fous, t’as raté sur ce point-là ». Dans les deux cas, ce sont des bénédictions car cela vous permet d’avancer et de vous prouver à vous-mêmes que vous êtes quelqu’un avec qui cela vaut la peine de prendre du temps pour vous faire plaisir et voyager. Car, dans les deux cas, vous vous approchez de l’efficacité et du bien-être…

Chercher à se sentir bien en toutes circonstances

À ce propos, il est très important de porter son attention sur tout ce qui peut vous faire plaisir, vous mettre à l’aise.

Exemple :

À mon arrivée à Porto, juste en sortant du métro qui m’a emmené depuis l’aéroport jusqu’au « centre-ville », je me suis perdue, j’avais chaud et faim… Que des raisons pour ne pas être à l’aise. Et pourtant, la première solution était simple, vu que je me baladais avec mon sac sur le dos. Je me suis changée devant une église, quelque peu cachée par des arbres. 

L’étape suivante était de retrouver plus ou moins son chemin, incluant la gare et un resto. 

Autant être habillée de façon appropriée si c’est pour se balader à travers la ville pour chercher à manger… en partant d’un point où on ne sait pas où on est.

J’ajoute, en parlant de nourriture, que mon régime alimentaire (sans gluten et sans lait animal) est un choix que je maintiens depuis 10 ans. Je connais beaucoup de gens dans le même cas (intolérants à certains aliments) qui ont tendance à oublier leur choix alimentaires lorsqu’ils sont en voyage. La « facilité » apparente de ce choix est généralement subi par après et terni les expériences qui suivent. 


Pour moi, ce n’est pas une bonne idée de laisser tomber mes choix en matière de nourriture quand je voyage, et ce pour deux raisons. La première est que je suis du coup sujette à beaucoup d’émotions irrationnelles et exagérées suite au repas de « craquage ». La seconde est que, par expérience, je peux vous assurer que peu importe où je vais, je trouve toujours quelque chose que je peux manger. 

En plus de mieux savoir comment je fonctionne en situation problématique, je me suis prouvé à moi-même que je sais me fournir le confort dont j’ai besoin au moment où j’en ai besoin…

J’ai appris à voir ce qui est bien ailleurs et, à mon retour, ce qui est bien chez nous aussi. J’ai appris à le dire aux gens quand je trouve que ce qu’ils font est vraiment chouette et bien pensé, même si je n’achète pas précisément leurs produits (pour des raisons personnelles).

Donc, le tout est de savoir s’adapter pour les bonnes choses et de prêter attention à son confort quand on voyage seul(e).
Astuce toute bête : se changer quand on arrive à l’aéroport. Surtout quand c’est l’été, qu’il fait chaud dehors et que votre destination ne sera probablement pas aussi chaude au milieu de la nuit (selon votre heure d’atterissage). Logique, d’après vous ? Très bien. Mais sachez que d’après ce que j’ai vu, il n’y a pas tant que ça de gens qui prennent le temps de se changer à l’aéroport. 


Au retour, je me suis sentie plus ouverte et motivée à communiquer avec les gens.


 
Bref, je vous conseille les voyages solo. C’est vraiment une expérience bénéfique. Cela vous apportera toujours beaucoup !

Quelques livres à lire pour vous motiver ou vous accompagner dans votre voyage en solo ? C’est par ici ^^