Reprendre le travail à mi-temps et se remémorer d’un moment qui a changé ma vie… | Chronique d’une Sans Emploi Fixe | 21

Assise à la table de ma cuisine, la tablette devant les yeux, je relis rapidement les épisodes précédents. J’essaye de ne pas regarder par la fenêtre car il pleut. Encore. Une partie de moi veut absolument rester focalisée sur mes objectifs. Aucune envie de laisser planer le doute. Aucune envie de ressentir pleinement le stress. Mes doigts se posent sur mon tout nouveau clavier. 

Nous revoilà, de retour de vacances. On n’a pas profité autant qu’on l’aurait espéré (merci la météo), mais au moins on s’est reposé. Et je suis toujours là. Ce n’est qu’à mi-temps pour le moment, mais c’est mieux que rien : c’est vraiment un plaisir de rédiger des lignes sur vos activités pro dans Inside Magazine. 

Hier, quand ma moitié de semaine s’est finie, cela m’a fait tout bizarre. Je sentais même une émotion grandir en moi… D’habitude, je suis plutôt du genre à laisser sortir tout ça, mais ici et maintenant, je préfère rester concentrée sur toutes ces choses que j’ai à faire pour avancer. 

La tasse de café à l’effigie de R2D2 dans les mains, je relis les ébauches que je vous avais préparé : l’une sur les collègues et l’autre sur les entretiens d’embauche, deux sujets qui m’avaient paru convenir à la reprise de la chronique et du boulot… Mais en reprenant ces mots, je m’aperçois qu’ils ne sont pas tout à fait en adéquation avec ce moment. Comme pour confirmer, mon esprit se met à songer à un début d’une autre expérience. 

Cette fois-là, je surfais pour la millième fois sur le site internet de l’association des journalistes belges indépendants. Je me rendais sur ces pages web tous les jours. À l’époque, je n’étais qu’une anthropologue physique en freelance, en quête d’une activité complémentaire pour combler les vides entre chaque mission. Je savais pertinemment bien que je n’étais pas prête d’être considérée comme journaliste indépendante… J’avais déjà postulé pour une offre d’emploi ou l’autre que j’y avais repérée, mais cela s’était toujours soldé par une absence de réponse. 

Et puis, un jour, j’ai lu « correspondant presse locale h/f/x – région Arlon ». Je m’en souviens comme si c’était hier. J’avais retenu mon souffle tandis que je cliquais sur le lien avec ma souris. J’ai dû relire les détails une dizaine de fois en tout, histoire d’être sûre que je ne rêvais pas. Et pour cause : le profil indiqué s’alignait parfaitement avec le mien. Un mélange d’adrénaline, d’espoir, de rêve d’un avenir meilleur et de joie m’envahit. Je pouvais enfin postuler à un poste pour lequel ma plume serait utile et où je pourrais rencontrer des gens locaux qui essayent bravement d’aller au bout de leurs visions. Le corps tremblant un peu avec toutes ces sensations qui le traversaient, je m’étais mise à composer – une fois de plus – une lettre de motivation dans un mail, l’accompagnant du traditionnel CV et de mon petit portfolio… Et vous savez quoi ? Pour une fois, la réponse avait été quasi instantanée : le rédacteur en chef lui-même souhaitait me rencontrer. 

Bien sûr, la suite, vous vous en doutez, l’entretien s’est bien passé, je me suis mise à écrire pour ce bimensuel distribué en toutes-boîtes dans le sud de la province et cette expérience m’a vraiment bien formée pour bosser chez Inside… Encore une dose de gratitude.

Mon regard est soudainement attiré vers l’extérieur. L’ombre d’un oiseau en vol se reflète sur l’eau qui recouvre la table de ma terrasse… Ce n’est pas pour tout de suite que je profiterai de mon mi-temps pour écrire dehors ! …Est-ce que quelqu’un a essayé de faire une danse pour appeler le soleil ? 

La suite au prochain épisode…

Chronique d’une Sans Emploi Fixe par Hélène Déom | pour L’Info de la Région 2021 | SEMAINE 33-34

Publié par Hélène M.A. Déom

Une femme du 21e siècle… Une entrepreneure slasheuse qui s’assume et s’exprime. Une philanthrope enthousiaste qui aime réfléchir sur les différents domaines de la vie (job, amour, santé, lifestyle…). Une passionnée de partages empathiques et bienveillants d’histoires de vie. Mon nom est Hélène Déom (vu que nous sommes 2 dans ma province, j’utilise souvent mes deuxièmes prénoms M.A.). Aspirante écrivaine depuis mes 16 ans, j’ai découvert le monde en étudiant à l’université… Mais peu importe mes diplômes, ma “carrière” évolue et varie d’une année à l’autre. Citoyenne du monde et mangeuse “compliquée”, je me nourris de produits glutenfree et dairyfree, comme disent les Anglais. Aujourd’hui, j’ai 30 ans et j’écris autant pour vivre que pour réfléchir à la vie… Si tu aimes ce que je rédige, laisse-moi un commentaire 🙂

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