Mes premières fois dans chaque job | Chronique d’une Sans Emploi Fixe | 2

Il est midi. La faim commence à se faire sentir. Mon estomac gargouille, comme pour confirmer. En me levant, je jette un œil par la fenêtre : il fait beau. J’en profiterais bien pour prendre l’air. Alors que certains de mes collègues vont courir, les stagiaires m’accompagnent. En marchant, on parle de nos expériences professionnelles, de nos apprentissages et je me remémore mes premières fois à chacun des postes que j’ai occupés…

Adolescente, j’ai découvert le monde du travail dans une bibliothèque, sous la supervision de ma mère. Je crois que je lui dois beaucoup, d’ailleurs : une certaine exigence dans la qualité de mon travail, la persévérance pour bien comprendre ce qu’on me demande… et surtout, cette aptitude à aborder les tâches répétitives avec enthousiasme et rigueur. Je ne vous cache pas que c’est très pratique pour les anthropologues et rédacteurs…

Les filles me parlent de la façon dont leur maître de stage leur donne du travail. L’autonomie avec laquelle elles apprennent à jongler entre les tâches qu’elles réalisent, les repères qu’elles ont et le feedback qui arrive. Cela me rappelle ce stage où je devais inventorier des ossements issus de fouilles archéologiques. J’avais eu un cours sur le sujet, mes bouquins à portée de main, des squelettes de référence et une anthropologue à qui poser des questions en cas de doute… Mais avec peu de feedback, une partie de moi ne pouvait s’empêcher de douter. Faisais-je n’importe quoi malgré mes efforts ? Et la correction tombait : en fait, non, c’était nickel.

Et puis, il y a toutes les fois où j’ai entrepris des tâches que je n’avais jamais réalisée auparavant et pour lesquelles je n’ai pas vraiment été formée : réassortir des produits en rayons, déplacer des palettes, les placer en avant pour un beau facing, vérifier les dates, garder l’alignement avec les codes barres, mettre en forme des boîtes, compter des produits et les mettre dans les cartons ad hoc, coller des étiquettes sur leurs emballages, estimer le poids du boudin avant de le peser, couper des tranches de jambon au poids ou à l’épaisseur que le client désire, emballer la marchandise de manière rapide, efficace et propre… Tout cela, je l’ai appris sur le tas. Quelle expérience ! Merci l’intérim.

La suite au prochain épisode…

Chronique d’une Sans Emploi Fixe par Hélène Déom | pour L’Info de la Région 2021 | SEMAINE 12

Publié par Hélène M.A. Déom

Une femme du 21e siècle… Une entrepreneure slasheuse qui s’assume et s’exprime. Une philanthrope enthousiaste qui aime réfléchir sur les différents domaines de la vie (job, amour, santé, lifestyle…). Une passionnée de partages empathiques et bienveillants d’histoires de vie. Mon nom est Hélène Déom (vu que nous sommes 2 dans ma province, j’utilise souvent mes deuxièmes prénoms M.A.). Aspirante écrivaine depuis mes 16 ans, j’ai découvert le monde en étudiant à l’université… Mais peu importe mes diplômes, ma “carrière” évolue et varie d’une année à l’autre. Citoyenne du monde et mangeuse “compliquée”, je me nourris de produits glutenfree et dairyfree, comme disent les Anglais. Aujourd’hui, j’ai 30 ans et j’écris autant pour vivre que pour réfléchir à la vie… Si tu aimes ce que je rédige, laisse-moi un commentaire 🙂

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